Votre première semaine sur un serveur Linux — 35+ commandes essentielles
Mots-clés : Référence rapide avant de commencer
Avant de commencer, voici les termes que vous verrez tout au long de ce guide. Vous n’avez pas besoin de les mémoriser — sachez simplement qu’ils existent, et le contexte les rendra clairs.
| Terme | Ce que cela signifie |
|---|---|
| Terminal 💻 | L’interface textuelle où vous tapez des commandes |
| Shell 🐚 | Le programme (généralement Bash) qui interprète vos commandes |
| Bash ⚙️ | Le shell le plus courant ; le “langage” que parle votre terminal |
| Sudo 🔑 | Une commande qui vous permet d’exécuter d’autres commandes avec des privilèges administratifs |
| Gestionnaire de paquets 📦 | Un outil (comme apt) qui installe et met à jour les logiciels pour vous |
| Démon / Service 👻 | Un programme en arrière-plan qui s’exécute en continu (comme un serveur web) |
| Permissions 🔒 | Règles qui contrôlent qui peut lire, écrire ou exécuter un fichier |
| Root 👑 | Le compte administrateur système tout-puissant |
Avec ces termes en poche, vous êtes prêt. Commençons.
Introduction : Commencer le voyage du serveur
Vous venez de vous connecter à votre nouveau serveur. Peut-être l’avez-vous provisionné auprès d’un fournisseur comme AlexHost, qui propose un déploiement instantané d’Ubuntu en un seul clic. Vous ouvrez votre terminal, tapez : ssh root@your-server-ip , et appuyez sur Entrée. L’écran se vide. Un curseur clignotant vous fixe depuis une ligne qui ressemble à root@vps:~#
Et maintenant ?

Le terminal n’est pas une relique. C’est le moyen le plus direct, composable et fiable de dire à un ordinateur quoi faire. Il n’y a pas de surcharge graphique, pas de menus à naviguer, pas d’attente pour qu’une interface utilisateur se charge. Vous tapez une commande, quelque chose se passe, et vous enchaînez la commande suivante. Sur SSH, cela fonctionne de manière identique que votre serveur soit dans la pièce d’à côté ou de l’autre côté de l’océan.
Cet article ne vous remettra pas une liste de mémorisation. Au lieu de cela, vous allez vivre un parcours réaliste de 7 jours sur un nouveau Linux VPS — la même progression que vous suivriez si vous vous asseyiez réellement avec un nouveau serveur aujourd’hui. À la fin, vous ne connaîtrez pas seulement les commandes. Vous saurez quand utiliser chacune d’elles.
Jour 1 : Se connecter et explorer
Vous venez de vous connecter à votre serveur. Le terminal affiche quelque chose comme root@vps:~#. Vous êtes connecté — mais où êtes-vous ? Qu’y a-t-il ici ? Découvrons-le.

Étape 1 : Se connecter avec “ssh”
Tout commence avec ssh — Secure Shell. C’est la commande passerelle qui vous emmène de votre machine locale au serveur distant.
ssh username@server-ipChez la plupart des fournisseurs de VPS, vous utiliserez l’adresse IP de votre tableau de bord d’hébergement et le nom d’utilisateur qu’ils vous attribuent (souvent root ou ubuntu). Si c’est votre première connexion, on vous demandera de confirmer l’empreinte du serveur — tapez yes et appuyez sur Entrée.
✅ Vous êtes maintenant connecté à votre serveur.
Étape 2 : Confirmez votre identité avec “whoami”
Avant de faire quoi que ce soit, vérifiez sous quel utilisateur vous êtes connecté.
whoamiSi vous voyez root, vous opérez en tant qu’administrateur tout-puissant. C’est courant sur un nouveau VPS, mais cela signifie aussi que chaque commande que vous tapez a un accès complet au système — donc faites attention.
✅ Vous savez qui vous êtes sur ce système.
Étape 3 : Trouvez votre emplacement avec : “pwd”
La commande pwd — Print Working Directory — vous indique exactement où vous vous trouvez dans le système de fichiers.
pwd✅ Vous savez où vous êtes.
Étape 4 : Voir ce qui est présent avec “ls”
Maintenant, regardons autour du serveur. La commande ls liste les fichiers et répertoires dans votre emplacement actuel.
lsls -la
L’option -l vous donne le format long (permissions, propriétaire, taille, date), et -a montre tous les fichiers, y compris les fichiers cachés. Vous utiliserez ls -la constamment.
✅ Vous pouvez voir tout dans votre répertoire actuel.
Étape 5 : Déplacez-vous avec “cd”
La commande cd — Change Directory — est comment vous naviguez dans le système de fichiers.
cd /var/log
#Check new dir location
pwd
/var/logTrois variations que vous utiliserez constamment :
cd .. # Go up one directory level cd ~ # Go back to your home directory cd - # Go back to the previous directory you were in
Le truc “cd -“ est particulièrement utile — c’est comme un “annuler” pour votre dernier changement de répertoire.
✅ Vous pouvez vous déplacer n’importe où dans le système de fichiers.
Étape 6 : Nettoyez avec “clear”
Après avoir exécuté plusieurs commandes, votre terminal devient encombré. La commande clear efface l’écran et vous donne un nouveau départ.
clear✅ Votre terminal est propre et prêt pour la prochaine commande.
Étape 7 : Consultez les choses avec “man”
Vous n’avez pas besoin de mémoriser chaque option pour chaque commande. La commande man — Manual — ouvre la documentation intégrée pour toute commande.
man lsConsidérez man comme votre filet de sécurité. Lorsque vous n’êtes pas sûr de ce qu’une commande fait ou des options qu’elle prend en charge, man a la réponse.
✅ Vous avez accès à la documentation intégrée pour chaque commande.
Étape 8 : Passez en revue votre passé avec “history”
La commande history montre chaque commande que vous avez tapée dans cette session.
history 1 whoami
2 pwd
3 ls -la
4 cd /var/log
5 clear
6 historyVoici la partie utile : vous pouvez ré-exécuter n’importe quelle commande en tapant “!” suivi de son numéro.
!3✅ Vous pouvez revoir et ré-exécuter toute commande précédente.
Jour 2 : Créer et gérer votre espace de travail

Étape 1 : Créer des répertoires avec “mkdir”
La commande mkdir — Make Directory — crée de nouveaux dossiers.
mkdir projects
# Check dir
ls
projectsMais la vraie star est mkdir -p, qui crée des répertoires imbriqués en une seule fois — y compris tous les répertoires parents qui n’existent pas encore.
mkdir -p projects/myapp/logsSans -p, vous devriez créer projects, puis projects/myapp, puis projects/myapp/logs séparément. Avec, une commande fait tout.
✅ Vous avez créé une structure de répertoires pour votre projet.
Étape 2 : Créer des fichiers vides avec “touch”
La commande touch crée instantanément un fichier vide.
touch projects/myapp/notes.txt
ls projects/myapp/
# logs notes.txtSi le fichier existe déjà, touch met à jour son horodatage à la place. C’est un moyen rapide de créer des fichiers de remplacement ou de marquer que vous avez travaillé sur quelque chose.
✅ Vous avez créé votre premier fichier sur le serveur.
Étape 3 : Copier des fichiers avec “cp”
La commande cp — Copy — duplique des fichiers et des répertoires.
cp projects/myapp/notes.txt projects/myapp/notes-backup.txtPour les répertoires, vous avez besoin de l’option -r (récursif), qui copie tout à l’intérieur du répertoire aussi :
cp -r projects/myapp projects/myapp-backup✅ Vous pouvez dupliquer des fichiers et des arbres de répertoires entiers.
Étape 4 : Déplacer ou renommer des fichiers avec “mv”
La commande mv fait deux tâches : elle déplace les fichiers et les renomme. Même commande, contexte différent.
mv projects/myapp/notes.txt projects/myapp/readme.txtCela renomme notes.txt en readme.txt dans le même répertoire. Pour déplacer réellement un fichier vers un autre emplacement :
mv projects/myapp/readme.txt projects/✅ Vous pouvez déplacer et renommer des fichiers avec une seule commande.
Étape 5 : Supprimer des fichiers avec “rm”
La commande rm — Remove — supprime définitivement les fichiers.
rm projects/myapp-backup/readme.txtPour les répertoires, utilisez -r (récursif) :
rm -r projects/myapp-backup⚠️ AVERTISSEMENT : rm -rf est l’option nucléaire. L’option -f force la suppression sans demander de confirmation, et combinée avec -r, elle supprimera silencieusement des arbres de répertoires entiers. Il n’y a pas de retour en arrière. Vérifiez bien le chemin avant d’appuyer sur Entrée. Ne lancez jamais rm -rf / — cela tenterait de supprimer tout votre système de fichiers.
✅ Vous pouvez supprimer des fichiers et des répertoires dont vous n’avez plus besoin.
Étape 6 : Imprimer et écrire du texte avec “echo”
La commande echo imprime du texte dans le terminal — mais sa vraie puissance vient lorsqu’elle est combinée avec des opérateurs de redirection.
echo "Hello, server"Hello, server
Maintenant, redirigez cette sortie dans un fichier en utilisant “>” (écraser) ou “>>” (ajouter) :
echo "Server setup started" > projects/myapp/notes.txtecho "Added a log entry" >> projects/myapp/notes.txtL’opérateur > crée le fichier ou l’écrase s’il existe. L’opérateur >> ajoute à la fin sans toucher au contenu existant. C’est votre premier aperçu de la redirection — l’un des superpouvoirs de Linux.
✅ Vous pouvez écrire du texte dans des fichiers directement depuis la ligne de commande.
Étape 7 : Lire des fichiers avec “cat”
La commande cat — Concatenate — affiche le contenu des fichiers dans le terminal.
cat projects/myapp/notes.txtPour les petits fichiers, cat est le moyen le plus rapide d’inspecter le contenu. Pour les fichiers plus volumineux, vous voudrez utiliser less (qui vous permet de faire défiler), mais cat est votre outil de prédilection pour des vérifications rapides.
✅ Vous pouvez lire le contenu des fichiers sans ouvrir un éditeur.
Étape 8 : Modifier des fichiers avec “nano”
Lorsque vous devez réellement modifier un fichier, nano est l’éditeur de texte en terminal le plus convivial pour les débutants.
nano projects/myapp/notes.txtNano ouvre le fichier dans votre terminal avec une interface simple. Les raccourcis clavier sont affichés en bas de l’écran.
💡 ASTUCE : Raccourcis essentiels de Nano : Ctrl+O pour enregistrer (puis Entrée pour confirmer), Ctrl+X pour quitter, Ctrl+W pour rechercher du texte. C’est tout ce dont vous avez besoin pour commencer à éditer.
Vous entendrez également parler de vim — il est plus puissant mais a une courbe d’apprentissage notoirement raide. Restez avec nano pour l’instant. Vous pourrez explorer vim plus tard lorsque vous serez à l’aise avec le terminal.
✅ Vous pouvez modifier des fichiers directement sur le serveur.
Jour 3 : Trouver ce dont vous avez besoin

Étape 1 : Rechercher des fichiers avec “find”
La commande find recherche des fichiers par nom, type, taille, et plus.
find ./projects -name "*.txt"
Cela recherche tout sous /home pour les fichiers se terminant par .txt. Vous pouvez également rechercher par type — find / -type f -name “config” trouve tous les fichiers nommés “config” sur tout le système.
find est complet mais peut être lent sur de grands systèmes de fichiers. Pour les recherches quotidiennes, c’est votre outil le plus fiable.
✅ Vous pouvez localiser n’importe quel fichier sur le système par nom ou type.
Étape 2 : Rechercher à l’intérieur des fichiers avec “grep”
Si find localise des fichiers, grep localise du contenu à l’intérieur d’eux. C’est le détective de la ligne de commande.
grep "error" /var/log/syslog
Apr 10 12:15:03 server kernel: [error] disk I/O timeout
Apr 10 12:18:22 server nginx: [error] connection refusedcat /var/log/syslog | grep "error"Cela fait la même chose que l’exemple précédent, mais le modèle pipe vous permet de chaîner les commandes ensemble. Vous utiliserez des pipes constamment une fois qu’ils auront cliqué. Par exemple, pour rechercher des erreurs dans les entrées de journal d’aujourd’hui :
cat /var/log/syslog | grep "Apr 15" | grep "error"Chaque pipe réduit encore plus les résultats. Cette composabilité est ce qui rend la ligne de commande Linux si puissante.
✅ Vous pouvez rechercher n’importe quel motif de texte dans n’importe quel fichier.
Étape 3 : Trouver les emplacements exécutables avec “which”
La commande which vous indique où se trouve le fichier exécutable d’une commande sur le système.
which python3
/usr/bin/python3✅ Vous savez exactement où est stocké l’exécutable de n’importe quelle commande.
Étape 4 : Trouver plus avec “whereis”
La commande whereis va plus loin que which — elle trouve le binaire, le code source (si installé), et la page de manuel.
whereis python3
python3: /usr/bin/python3 /usr/lib/python3 /etc/python3 /usr/share/man/man1/python3.1.gz✅ Vous pouvez localiser chaque composant d’une commande sur le système.
Étape 5 : Obtenez une description rapide avec “whatis”
La commande whatis vous donne une description en une ligne de n’importe quelle commande.
whatis grep
grep (1) - print lines that match patterns✅ Vous pouvez obtenir un résumé en une ligne de l’objectif de n’importe quelle commande.
Jour 4 : Comprendre votre machine

Étape 1 : Vérifiez les infos système avec “uname”
La commande uname — Unix Name — affiche des informations système.
uname -a
Linux alexserver 6.8.0-110-generic #110-Ubuntu SMP PREEMPT_DYNAMIC Thu Mar 19 15:09:20 UTC 2026 x86_64 x86_64 x86_64 GNU/Linux✅ Vous connaissez votre version du noyau et l’architecture du système.
Étape 2 : Vérifiez l’espace disque avec “df”
La commande df — Disk Free — montre combien de stockage vous avez et combien est utilisé.
df -h
L’option -h signifie “lisible par l’homme” — elle affiche les tailles en Go et Mo au lieu de bytes bruts. Faites attention à la ligne de la partition racine “/”. À 7 % utilisé, ce serveur a beaucoup de place. Si vous voyez jamais ce nombre grimper au-delà de 80 %, il est temps de nettoyer.
✅ Vous savez exactement combien d’espace disque est disponible.
Étape 3 : Vérifiez la mémoire avec “free”
La commande free montre votre utilisation de la RAM.
free -h
Encore une fois, -h vous donne une sortie lisible par l’homme. La colonne clé ici est “available” — c’est la mémoire réellement libre pour les nouvelles applications. “Used” inclut la mémoire que le noyau utilise pour le cache, qui peut être libérée si nécessaire. Sur un nouveau VPS avec 4 Go de RAM, voir 3,3 Go disponibles est exactement ce que vous voulez.
✅ Vous savez combien de mémoire votre serveur a et combien est libre.
Étape 4 : Surveillez les processus avec “top”
La commande top montre la surveillance des processus en temps réel — une vue en direct de ce qui fonctionne et des ressources que chaque processus consomme.
top
top se met à jour toutes les quelques secondes. Les colonnes les plus importantes sont PID (identifiant du processus), %CPU, %MEM, et COMMAND. Si votre serveur semble lent, top est le premier endroit à regarder.
💡 ASTUCE : Appuyez sur q pour quitter top. Si top fonctionne et que vous ne savez pas comment arrêter, c’est la réponse.
✅ Vous pouvez surveiller les processus en cours en temps réel.
Étape 5 : Capturez les processus avec “ps”
La commande ps — Process Status — vous donne une capture instantanée des processus en cours.
ps aux
Les options aux montrent tous les processus de tous les utilisateurs avec des informations détaillées. Les colonnes clés : USER (qui possède le processus), PID (l’identifiant du processus que vous utiliseriez avec kill), %CPU et %MEM (utilisation des ressources), et COMMAND (ce qui fonctionne). Utilisez ps lorsque vous avez besoin d’une capture rapide plutôt que d’une vue en direct.
✅ Vous pouvez prendre une capture de chaque processus en cours.
Étape 6 : Vérifiez le calendrier avec “cal”
La commande cal affiche un calendrier simple.
cal April 2026
Su Mo Tu We Th Fr Sa
1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30Ce n’est pas essentiel, mais c’est un bon rappel que le terminal peut faire plus que simplement gérer des serveurs. C’est aussi un moyen rapide de vérifier la date sans quitter votre session.
✅ Vous pouvez afficher un calendrier directement dans votre terminal.
Étape 7 : Vérifiez la date avec “date”
La commande date montre la date et l’heure système actuelles.
date
Wed Apr 15 14:32:01 UTC 2026✅ Vous connaissez la date et l’heure actuelles de votre serveur.
Jour 5 : Installer et exécuter des services

Étape 1 : Mettez à jour les listes de paquets avec “apt update”
Avant d’installer quoi que ce soit, actualisez vos listes de dépôts de paquets.
sudo apt updateHit:1 http://archive.ubuntu.com/ubuntu jammy InRelease
Get:2 http://archive.ubuntu.com/ubuntu jammy-updates InRelease [128 kB]
Get:3 http://security.ubuntu.com/ubuntu jammy-security InRelease [129 kB]
Fetched 257 kB in 2s (134 kB/s)
Reading package lists... Done
Building dependency tree... Donesudo apt update && sudo apt upgrade -ySur les systèmes basés sur Red Hat comme CentOS ou Fedora, les commandes équivalentes sont yum update ou dnf update.
✅ Votre liste de paquets est à jour et prête pour les installations.
Étape 2 : Installer des logiciels avec “apt install”
Installons maintenant quelque chose. Nginx est un serveur web populaire — un bon premier service à configurer.
sudo apt install nginx -yReading package lists... Done
Building dependency tree... Done
The following NEW packages will be installed:
nginx nginx-common nginx-core
0 upgraded, 3 newly installed, 0 to remove and 0 not upgraded.
Need to get 582 kB of archives.
Setting up nginx (1.18.0-6ubuntu14.4) ...✅ Vous avez installé votre premier service sur le serveur.
Étape 3 : Gérer les services avec “systemctl”
La commande systemctl — System Control — est comment vous démarrez, arrêtez, et gérez les services.
systemctl status nginx● nginx.service - A high performance web server and a reverse proxy server
Loaded: loaded (/lib/systemd/system/nginx.service; enabled; vendor preset: enabled)
Active: active (running) since Wed 2026-04-15 14:35:00 UTC; 2min ago
Main PID: 1234 (nginx)
Tasks: 2 (limit: 4915)
Memory: 3.2M
CGroup: /system.slice/nginx.servicesudo systemctl start nginx # Start the service now sudo systemctl stop nginx # Stop the service sudo systemctl enable nginx # Start automatically on every boot
La commande enable est celle que les débutants manquent. start exécute le service maintenant. enable garantit qu’il démarre à chaque redémarrage du serveur. Pour un serveur web, vous voulez presque toujours les deux.
✅ Vous pouvez contrôler n’importe quel service sur votre serveur.
Étape 4 : Arrêter les processus avec “kill”
Parfois, vous devez terminer un processus manuellement. La commande kill fait cela par PID.
kill 1234Cela envoie un signal de terminaison au processus 1234, lui demandant de s’arrêter gracieusement. S’il ne répond pas, vous pouvez le forcer :
kill -9 1234⚠️ AVERTISSEMENT : kill -9 est un kill forcé. Il ne laisse pas le processus se nettoyer — pas de sauvegarde d’état, pas de fermeture correcte des connexions. Utilisez-le uniquement lorsque un kill normal ne fonctionne pas.
Trouvez le PID en utilisant ps aux ou top, puis tuez-le.
✅ Vous pouvez terminer n’importe quel processus par son ID.
Étape 5 : Tuer par nom avec “pkill”
Trouver d’abord le PID est parfois inutile. La commande pkill tue les processus par nom.
pkill nginxCela trouve tous les processus correspondant à “nginx” et les termine. C’est plus rapide que de chercher le PID avec ps puis d’exécuter kill. Utilisez pkill lorsque vous connaissez le nom du processus et que vous voulez une terminaison rapide.
✅ Vous pouvez tuer des processus sans connaître leur PID.
Étape 6 : Télécharger des fichiers avec “wget”
La commande wget — Web Get — télécharge des fichiers depuis internet.
wget https://example.com/file.zip--2026-04-15 14:40:00-- https://example.com/file.zip
Resolving example.com (example.com)... 93.184.216.34
Connecting to example.com (example.com)|93.184.216.34|:443... connected.
HTTP request sent, awaiting response... 200 OK
Length: 1048576 (1.0M) [application/zip]
Saving to: 'file.zip'
file.zip 100%[===================>] 1.00M 2.34MB/s in 0.4s
2026-04-15 14:40:01 (2.34 MB/s) - 'file.zip' saved [1048576/1048576]✅ Vous pouvez télécharger des fichiers directement sur votre serveur.
Étape 7 : Transférer des données avec “curl”
La commande curl — Client URL — est plus polyvalente que wget. Elle gère les téléchargements, les requêtes API, et les transferts de données avec des en-têtes personnalisés.
curl -O https://example.com/file.zipL’option -O enregistre le fichier avec son nom d’origine (comme wget). Mais curl peut faire bien plus :
curl -s https://api.example.com/dataL’option -s fonctionne silencieusement, ce qui rend curl parfait pour les scripts et les appels API. Alors que wget est idéal pour les téléchargements simples, curl est l’outil que vous utiliserez lorsque vous devez interagir avec des services web, tester des API, ou envoyer des en-têtes HTTP personnalisés.
✅ Vous pouvez transférer des données depuis n’importe quelle URL — fichiers, API, et plus.
Jour 6 : Sécuriser les choses

📝 NOTE : Votre utilisateur doit avoir des permissions sudo pour que ces commandes fonctionnent. Chez la plupart des fournisseurs de VPS, l’utilisateur par défaut est déjà configuré avec un accès sudo. Si vous avez créé un nouvel utilisateur, vous devrez d’abord l’ajouter au groupe sudo.
Étape 1 : Exécuter des commandes en toute sécurité avec “sudo”
La commande sudo — Superuser Do — vous permet d’exécuter des commandes avec des privilèges élevés.
sudo apt updateOn vous demandera votre mot de passe la première fois que vous utiliserez sudo dans une session. Après cela, il se souvient pendant quelques minutes. La raison pour laquelle sudo existe est simple : se connecter en tant que root tout le temps est dangereux. Une seule faute de frappe avec des privilèges root peut effacer votre système. sudo vous oblige à élever consciemment les privilèges pour chaque commande — c’est un mécanisme de sécurité, pas seulement un élévateur de privilèges.
✅ Vous pouvez exécuter des commandes d’administration sans vous connecter en tant que root.
Étape 2 : Modifier les permissions de fichier avec “chmod”
La commande chmod — Change Mode — contrôle qui peut lire, écrire, ou exécuter un fichier.
chmod 755 script.shLes chiffres représentent les permissions pour trois groupes : propriétaire, groupe, et tout le monde. Chaque chiffre est une somme de lecture (4), écriture (2), et exécution (1) :
- 755 signifie : le propriétaire peut tout faire (4+2+1=7), le groupe peut lire et exécuter (4+1=5), tout le monde peut lire et exécuter (4+1=5). C’est standard pour les scripts et les répertoires.
- 644 signifie : le propriétaire peut lire et écrire (4+2=6), le groupe peut lire (4), tout le monde peut lire (4). C’est standard pour les fichiers de configuration et les documents.
chmod 644 config.txtSi un script ne fonctionne pas, c’est presque toujours un problème de permissions. chmod +x script.sh est un moyen rapide de rendre n’importe quel fichier exécutable sans se souvenir des chiffres.
✅ Vous contrôlez exactement qui peut accéder à chaque fichier.
Étape 3 : Modifier la propriété des fichiers avec “chown”
La commande chown — Change Owner — définit qui possède un fichier.
sudo chown www-data:www-data /var/www/html/index.htmlCela change le propriétaire en www-data et le groupe en www-data. C’est couramment utilisé lors de la configuration de serveurs web — le processus du serveur web doit posséder les fichiers qu’il sert. Le format est user:group, et vous aurez presque toujours besoin de sudo pour changer la propriété.
✅ Vous pouvez attribuer la propriété des fichiers à n’importe quel utilisateur ou groupe.
Étape 4 : Modifier les mots de passe avec “passwd”
La commande passwd met à jour les mots de passe des utilisateurs.
passwd username
Sur un nouveau VPS, changer le mot de passe par défaut devrait être l’une de vos premières actions. Si vous êtes connecté en tant qu’utilisateur dont vous souhaitez changer le mot de passe, exécutez simplement passwd sans nom d’utilisateur.✅ Vous pouvez mettre à jour les mots de passe pour n’importe quel utilisateur sur le système.
Étape 5 : Créer de nouveaux utilisateurs avec “useradd”
La commande useradd crée un nouveau compte utilisateur.
sudo useradd -m newuserL’option -m est critique — elle crée un répertoire personnel à /home/newuser. Sans elle, l’utilisateur existe mais n’a pas de répertoire personnel, ce qui cause des problèmes avec SSH et diverses applications. Après avoir créé l’utilisateur, définissez son mot de passe :
sudo passwd newuser✅ Vous pouvez créer de nouveaux comptes utilisateurs avec des répertoires personnels.
Étape 6 : Changer d’utilisateur avec “su”
La commande su — Switch User — vous permet de vous connecter en tant qu’un autre utilisateur.
su - newuser
whoami
newuser✅ Vous pouvez basculer entre les comptes utilisateurs sur le serveur.
Étape 7 : Configurer le pare-feu avec “ufw”
La commande ufw — Uncomplicated Firewall — est le moyen le plus simple de gérer le pare-feu de votre serveur sur Ubuntu.
Tout d’abord, définissez la politique par défaut pour refuser toutes les connexions entrantes :
sudo ufw default deny incomingsudo ufw allow 22/tcp⚠️ AVERTISSEMENT CRITIQUE : Exécutez toujours sudo ufw allow 22/tcp avant sudo ufw enable. Si vous activez le pare-feu sans autoriser SSH, vous vous verrouillerez hors du serveur. Votre seule option serait d’accéder au serveur via la console de votre fournisseur d’hébergement — ce qui peut ne pas être disponible sur tous les plans.
Maintenant, il est sûr d’activer le pare-feu :
sudo ufw enable
Command may disrupt existing SSH connections. Proceed with operation (y|n)? y
Firewall is active and enabled on system startupsudo ufw status
Status: active
To Action From
-- ------ ----
22/tcp ALLOW Anywhere✅ Votre serveur est protégé par un pare-feu.
Jour 7 : Vérifications réseau et conclusion

Étape 1 : Tester la connectivité avec “ping”
La commande ping teste si votre serveur peut atteindre d’autres machines sur le réseau.
ping -c 4 8.8.8.8
L’option -c 4 limite le ping à 4 paquets. Sans elle, ping fonctionne indéfiniment jusqu’à ce que vous appuyiez sur Ctrl+C. Les statistiques à la fin vous disent tout : 4 paquets envoyés, 4 reçus, 0 % de perte. Le réseau de votre serveur fonctionne.✅ Vous avez confirmé que votre serveur a une connectivité réseau fonctionnelle.
Étape 2 : Vérifier les interfaces réseau avec “ip”
La commande ip montre la configuration réseau de votre serveur.
ip addr
La commande ip remplace ifconfig qui est obsolète. La sortie montre votre interface de boucle (lo, toujours 127.0.0.1) et votre interface réseau principale (eth0 dans ce cas). La ligne inet montre l’adresse IP de votre serveur — c’est l’adresse que vous utiliseriez pour vous connecter en SSH ou accéder à votre serveur web.✅ Vous pouvez voir les adresses IP et les interfaces réseau de votre serveur.
Étape 3 : Créer des liens de fichiers avec “ln”
La commande ln crée des liens entre les fichiers — essentiellement des raccourcis.
ln -s /var/www/html /home/user/webrootCela crée un lien symbolique à /home/user/webroot qui pointe vers /var/www/html. Lorsque vous accédez au lien, vous accédez en fait au répertoire cible. Les liens symboliques sont utiles pour créer des chemins d’accès pratiques sans dupliquer les fichiers.
✅ Vous pouvez créer des raccourcis vers des fichiers et des répertoires n’importe où sur le système.
Étape 4 : Éteindre en toute sécurité avec “shutdown”
La commande shutdown éteint votre serveur de manière contrôlée.
sudo shutdown -h nowL’option -h signifie “halt” — arrêtez tout et éteignez. now signifie immédiatement. Mais vous pouvez également programmer un arrêt :
sudo shutdown -h +5Cela vous donne 5 minutes avant l’arrêt — suffisamment de temps pour enregistrer le travail, notifier les utilisateurs, ou changer d’avis. Pour annuler un arrêt programmé :
sudo shutdown -cL’option -c annule tout arrêt en attente. C’est un petit filet de sécurité qui peut vous sauver d’un arrêt accidentel.
✅ Vous pouvez éteindre le serveur en toute sécurité, immédiatement ou sur un programme.
Étape 5 : Redémarrer avec “reboot”
La commande reboot redémarre votre serveur.
sudo rebootC’est équivalent à shutdown -r now — l’option -r signifie “restart” au lieu de “halt”. Vous utiliserez cela après les mises à jour du noyau ou les changements de configuration qui nécessitent un nouveau départ.
✅ Vous pouvez redémarrer le serveur avec une seule commande.
Et après
Il y a sept jours, vous regardiez un terminal vide après vous être connecté en SSH à un serveur que vous ne saviez pas utiliser. Maintenant, vous pouvez naviguer dans le système de fichiers, créer et gérer des fichiers, rechercher n’importe quoi sur le système, vérifier la santé de votre serveur, installer des logiciels, exécuter des services, sécuriser la sécurité, et gérer le cycle de vie du serveur du démarrage à l’arrêt.
La vraie compétence n’est pas de mémoriser ces commandes. C’est de savoir laquelle utiliser lorsqu’un problème apparaît. Cela vient de leur utilisation — pas de la lecture à leur sujet.
Ouvrez un terminal aujourd’hui. Exécutez ls, cd, et pwd jusqu’à ce qu’ils vous semblent naturels. Ajoutez une nouvelle commande par jour. En une semaine, le terminal ne semblera plus être une interface étrangère. Il semblera être la ligne directe vers votre serveur qu’il est.
Si vous êtes prêt à mettre ces commandes en pratique sur votre propre serveur, AlexHost propose des plans VPS Linux abordables avec une configuration instantanée et un support 24/7 — un excellent endroit pour pratiquer sans risque.
Fiche de triche : Toutes les commandes en un coup d’œil
Voici chaque commande de ce guide en un seul endroit. Ajoutez cette page à vos favoris.
| Commande | Signifie | Ce qu’elle fait |
|---|---|---|
ssh | Secure Shell | Se connecter à un serveur distant en toute sécurité |
whoami | Who Am I | Afficher le nom d’utilisateur actuel |
pwd | Print Working Directory | Afficher le chemin du répertoire actuel |
ls | List | Lister les fichiers et répertoires |
cd | Change Directory | Naviguer entre les répertoires |
clear | Clear | Effacer l’écran du terminal |
man | Manual | Ouvrir la page de manuel pour toute commande |
history | History | Afficher les commandes exécutées précédemment |
mkdir | Make Directory | Créer de nouveaux répertoires |
touch | Touch | Créer des fichiers vides ou mettre à jour les horodatages |
cp | Copy | Copier des fichiers et répertoires |
mv | Move | Déplacer ou renommer des fichiers et répertoires |
rm | Remove | Supprimer des fichiers et répertoires |
echo | Echo | Imprimer du texte ou écrire dans des fichiers |
cat | Concatenate | Afficher le contenu des fichiers |
nano | Nano | Éditeur de texte en terminal |
find | Find | Rechercher des fichiers par nom, type, ou attributs |
grep | Global Regular Expression Print | Rechercher des motifs de texte dans des fichiers |
which | Which | Localiser le chemin de l’exécutable d’une commande |
whereis | Where Is | Localiser le binaire, le source, et le manuel pour une commande |
whatis | What Is | Obtenir une description en une ligne d’une commande |
uname | Unix Name | Afficher les informations système |
df | Disk Free | Afficher l’utilisation de l’espace disque |
free | Free | Afficher l’utilisation de la mémoire/RAM |
top | Top | Surveillance des processus en temps réel |
ps | Process Status | Capture instantanée des processus en cours |
cal | Calendar | Afficher un calendrier |
date | Date | Afficher ou définir la date et l’heure système |
apt update | APT Update | Actualiser les listes de dépôts de paquets |
apt install | APT Install | Installer des paquets logiciels |
systemctl | System Control | Démarrer, arrêter, et gérer les services |
kill | Kill | Terminer un processus par PID |
pkill | Process Kill | Terminer des processus par nom |
wget | Web Get | Télécharger des fichiers depuis internet |
curl | Client URL | Transférer des données depuis des URLs |
sudo | Superuser Do | Exécuter des commandes avec des privilèges élevés |
chmod | Change Mode | Modifier les permissions de fichier |
chown | Change Owner | Modifier la propriété des fichiers |
passwd | Password | Changer les mots de passe des utilisateurs |
useradd | User Add | Créer un nouveau compte utilisateur |
su | Switch User | Passer à un autre utilisateur |
ufw | Uncomplicated Firewall | Gérer le pare-feu du serveur |
ping | Ping | Tester la connectivité réseau |
ip | IP | Afficher les interfaces réseau et les adresses |
ln | Link | Créer des liens de fichiers (symboliques ou physiques) |
shutdown | Shutdown | Éteindre le serveur en toute sécurité |
reboot | Reboot | Redémarrer le serveur |

